Brèves

L’idéologie sociale de la bagnoleEnvoyer cette brève

« ...ne jamais poser le problème du transport isolément, toujours le lier au problème de la ville, de la division sociale du travail et de la compartimentation que celle-ci a introduite entre les diverses dimensions de l’existence : un endroit pour travailler, un autre endroit pour « habiter », un troisième pour s’approvisionner, un quatrième pour s’instruire, un cinquième pour se divertir. L’agencement de l’espace continue la désintégration de l’homme commencée par la division du travail à l’usine. Il coupe l’individu en rondelles, il coupe son temps, sa vie, en tranches bien séparées afin qu’en chacune vous soyez un consommateur passif livré sans défense aux marchands, afin que jamais il ne vous vienne à l’idée que travail, culture, communication, plaisir, satisfaction des besoins et vie personnelle peuvent et doivent être une seule et même chose : l’unité d’une vie, soutenue par le tissu social de la commune. »

André Gorz, L’idéologie sociale de la bagnole

GrandeurEnvoyer cette brève

« Le seul châtiment capable de punir Hitler et de détourner de son exemple les petits garcons assoiffés de grandeur des siècles à venir, c’est une transformation si totale du sens de la grandeur qu’il en soit exclu. Et pour contribuer à cette transformation, il faut l’avoir accomplie en soi-même. » Simone Weil => autrement dit, saurions-nous écrire un manuel d’histoire dans lequel Hitler n’aurait pas sa place ? Il faudrait pour cela une révolution de notre façon de penser...

La mortEnvoyer cette brève

"La mort est la seule expérience qui nous relie tous." C’est beaucoup plus vrai et profond qu’il n’y paraît de prime abord...

Les générationsEnvoyer cette brève

« Ainsi donc, une infinité de barrières entourent le troupeau des humains, et quiconque vit véritablement doit les briser toutes pour devenir libre : barrière de la patrie qui l’isole des autres peuples, barrière du langage qui enserre sa pensée, barrière de la religion qui l’empêche de comprendre d’autres croyances que les siennes, barrière de sa propre personnalité qui, par des préjugés et des opinions erronées, lui ferme le chemin de la réalité. Terrible isolement ! [...] Mais l’homme libre, délivré des préjugés de patrie, de religion et de race, qui pense avoir échappé à toutes les geôles, reste pris, lui aussi, dans un dernier cercle : il est lié à son temps, enchaîné à sa génération, car les générations sont autant de marches que gravit l’humanité. » S.Zweig

L’hommeEnvoyer cette brève

« "L’homme n’est pas un empire dans un empire", disait déjà Spinoza : il fait partie de la nature, dont il suite l’ordre (y compris lorsqu’il semble le violer ou le saccager), il fait partie de l’histoire, qu’il fait et qui le fait, il fait partie d’une société, d’une époque, d’une civilisation... Qu’il soit capable du pire, cela ne s’explique que trop bien. C’est un animal qui va mourir, et qui le sait, qui a des plusions plus que des instincts, des passions plus que des raisons, des fantasmes plus que des pensées, des colères plus que des lumières... Edgar Morin a une jolie formule : "Homo sapiens, homo demens." Tant de violence en lui, tant de désirs, tant de peurs ! On a toujours raison de s’en protéger, et c’est la seule façon de le servir. »A.Comte-Sponville

Bac philo 2007Envoyer cette brève

 Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
 Les oeuvres d’art sont-elles des réalités comme les autres ?
 Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?
 Que vaut l’opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
 Peut-on en finir avec les préjugés ?
 Que gagnons-nous à travailler ?

Triste réalitéEnvoyer cette brève

« Notre société est ainsi constituée d’utilisateurs, de consommateurs qui, le plus souvent, ignorent tout sur la façon dont fonctionnent les appareils et mécanismes qui les entourent et qui constituent le monde dans lequel ils vivent, Ainsi, tout en croyant être utilisateurs, nous finissons par devenir nous mêmes “utiles” au service des différentes techniques. Cela vaut bien sûr en ce qui concerne les techniques plus ou moins sophistiquées qui composent le paysage quotidien , mais notre ignorance s’étend également aux domaines économique, politique, etc.

L’homme moderne est ainsi un être qui “ne sait rien” au sujet du fonctionnement du monde, de l’économie, de ce qui fait son quotidien, de son corps, de sa vie. Ou, en tout cas, si information il y a, elle lui arrive depuis un extérieur spectaculaire par rapport auquel il reste passif et éloigné. En d’autres termes, nous sommes chaque jour plus informés des choses dont nous ne savons rien du fonctionnement et de l’orientation. La tristesse comme symptôme de l’impuissance est alors la conséquence de cette déréalisation du monde. » Miguel Benasayag

Redevenir un corpsEnvoyer cette brève

« De même, l’économie est “sans corps”. Les chiffres du chômage, par exemple, sont de simples chiffres propres et virtuels, qui ne parlent en rien de la misère des corps réels qui souffrent. Et lorsque les chômeurs descendent dans la rue, la terrotrialisation des corps invisibles devenus visibles dérange et scandalise notre société panoptique qui rêve d’un monde de transparence. Lorsqu’un immigré cesse d’être un chiffre dans une statistique, et qu’il prend la parole, il devient tout de suite dangereux. Le réel importune, il est trop opaque, trop inquiétant pour avoir une place dans notre culture de la transparence.

Le monde d’aujourd’hui est le monde de l’invisible, de l’insaisissable, de l’impalpable. Dans ce monde de la séparation, celui qui prétend sortir de sa place de “citoyen spectateur” doit en premier lieu oser le pari subversif d’habiter sa propre vie, de redevenir un “corps”, une multiplicité, de s’articuler aux autres corps et aux autres multiplicités. » Miguel Benasayag

La tentation totalitaireEnvoyer cette brève

Pour Bruno Bettelheim, la société n’est que le reflet de nos anxiétés. Si les individus sont capables de surmonter par eux-mêmes leurs angoisses, ils construisent une société libre et démocratique ; s’ils n’en sont pas capables, ou s’ils jugent l’effort individuel au delà de leurs possibilités, ils sont attirés par la société totalitaire. Celle-ci permet à l’individu de se fondre dans la masse et de s’en remettre à d’autres - le Chef, le Parti, l’Idéologie - du soin de penser pour lui et de résoudre ses angoisses personnelles. La société totalitaire a de surcroît l’apparent mérite d’apporter des réponses simples à des questions complexes - des réponses qui, parfois (c’est le cas du marxisme), ont même l’air scientifique ! L’ultime aboutissement de cette société de masse est le camp de concentration dans lequel il n’y a plus d’individu du tout.

Société imparfaiteEnvoyer cette brève

Le plus important, c’est que la prison est le lieu idéal où l’on peut penser par soi-même. "Jusqu’en 1956, je n’avais jamais pensé qu’à l’intérieur des catégories fixées par le marxisme, en fonction de mes devoirs envers le Parti et mes camarades, pour l’édification de la société idéale." C’est entre quatre murs, en comparant sa geôle communiste avec sa geôle monarchiste d’avant-guerre, que Milovan Djilas découvrit que le communisme n’était en réalité qu’une forme politique parmi d’autres, et que toute société, par définition, est imparfaite.

Liberté et solitudeEnvoyer cette brève

Mais, répond Zhao Fusan, "est-on si sûr que l’accomplissement de la personne humaine réside dans la poursuite du bonheur individuel ?" Les Occidentaux placent au dessus de tout leur liberté individuelle, mais ce qu’ils craignent le plus, c’est la solitude. La liberté et la solitude sont les deux faces d’un même comportement étranger à la tradition chinoise. Et rien ne permet d’affirmer la supériorité du modèle occidental.

Richesse et paixEnvoyer cette brève

Respecter la propriété individuelle, un premier pas vers la paix :
La guerre touche d’abord les pauvres, 80% des pays les moins avancés ont connu un épisode de conflit armé au cours des quinze dernières années, et la majorité des conflits s’y déroulent aujourd’hui. Dans une étude publiée en 2003, "Briser la trappe à conflit : guerre civile et politique de développement", la Banque mondiale établit un lien très fort entre pauvreté et risque de guerre. Ainsi, plus la croissance est faible, plus la dépendance à l’égard des matières premières est forte et le revenu par habitant limité et inégalement réparti, et plus le risque de guerre civile est élevé. "L’explication la plus importante des conflits est l’échec des politiques de développement", affirment ses auteurs. La comparaison entre 52 pays ayant connu des conflits entre 1960 et 1999 et l’ensemble des autres pays ayant vécu en paix conduit l’étude à conclure que doubler le revenu par habitant aurait divisé par deux le risque de guerre."

Obése émissaireEnvoyer cette brève

"L’obèse est devenu le bouc émissaire de la société de consommation. Comme nous sommes honteux de consommer l’essentiel des ressources de la planète, nous reportons cette honte sur celui qui incarne le mieux ce " péché ", c’est-à-dire l’obèse, le super-consommateur. " Dixit le psychiatre Gérard Apfeldorfer. Catherine Lemoine, présidente de Pulpe Club , magazine en ligne spécialisé, complète : « Les préjugés sont terribles. Dans l’esprit des gens, les gros sont forcément paresseux, sales, grossiers, stupides. S’ils sont gros, c’est évidemment de leur faute... Dans l’inconscient collectif, le gros reste fautif. Il n’est pas comme le Noir qui est né comme ça et qui ne peut pas changer. Le gros, lui, peut modifier son apparence ». Plus de 10 % des hommes, des femmes et des enfants en France sont obèses : notre société doit accepter les différences et ne pourra pas continuer à les marginaliser comme elle semble parfois le faire. (Le Monde, 27/09/05) via Pépites

EducationEnvoyer cette brève

« Lorsque des parents ont du apprendre très tôt à ignorer leurs propres sentiments, à ne pas les prendre au sérieux, à les mépriser même et à s’en moquer, il leur manque un sens essentiel dans les rapports avec leurs enfants. Pour y suppléer, ils recourent à des principes d’éducation qui sont des espèces de prothèses. » Alice Miller

La jeunesseEnvoyer cette brève

Sur une tablette d’argile babylonienne, dont l’âge est estimé à plus de 3000 ans, on trouve les phrases suivantes : "La jeunesse d’aujourd’hui est pourrie jusqu’au tréfonds, mauvaise, irreligieuse et paresseuse. Elle ne sera jamais comme la jeunesse du passé et sera incapable de préserver notre civilisation."

MétéoEnvoyer cette brève

"C’est l’angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu’il fait.", Dixit Jean-Pierre Jeunet, " Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ".
 via Pépites

Télé-réalitéEnvoyer cette brève

"Ce n’est pas un hasard si les émissions de télé-réalité passionnent des millions de spectateurs dans toute l’Europe ! Que nous apprennent-elles ? Que chacun est toujours seul face à tous, que la société est un jeu pour les durs. Ce qui est mis en scène, c’est la jetabilité, l’interchangeabilité et l’exclusion. Il est inutile de s’allier pour vaincre, puisque tout autre, au bout du compte, ne peut être qu’un adversaire à éliminer. Les participants sont mis dans un jeu à sommes nulles, le vainqueur gagne ce que les autres perdent. Quelle métaphore de la société ! Et elle fonctionne sur une structure de casino, de jeux de hasard : il est implicite qu’on recommence toujours à zéro, qu’il n’y a pas de leçons à tirer du passé, que toute l’expérience acquise ne sert à rien. " le sociologue Zygmunt Bauman - Télérama via Pépites

La loi du marchéEnvoyer cette brève

Un excellent résumé de ce qu’est la loi du marché par François Samuelson : « La loi du marché, c’est la loi du renard dans le poulailler. »

Cicéron et la téléEnvoyer cette brève

« De façon surprenante, Cicéron connaissait déjà les effets du poste de télévision. En 80 avant J.-C., il écrivait : "Si nous sommes contraints, à chaque heure, de regarder ou d’écouter d’horribles événements, ce flux constant d’impressions affreuses privera même le plus délicat d’entre nous de tout respect pour l’humanité." »
 Extrait de "Comment réussir à échouer" - Paul Watzlawick

GandhiEnvoyer cette brève

" Tout ce que j’ai fait, c’est de tenter des expériences... aussi vastes que possible. Je me suis parfois trompé et je me suis instruit par mes erreurs. La vie et ses problèmes sont devenus pour moi autant d’occasions de pratiquer la vérité et la non-violence... M’efforçant sans trêve de leur être fidèle, je progresse à chaque instant. J’en vois de nouvelles implications. Je les vois chaque jour dans une lumière nouvelle. "

EtrangeEnvoyer cette brève

Ta voiture est japonaise, ta pizza est italienne, ton riz est chinois et ta démocratie est grecque. Ta montre est suisse, ta chemise est indienne, ta radio est coréenne, tes vacances sont américaines, tes chiffres sont arabes, ton écriture est latine, et... tu reproches à ton voisin d’être un étranger !

Prophétie financièreEnvoyer cette brève

"Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas assez pour tout le monde..."

Notre histoire...Envoyer cette brève

« Un homme normal, peut être, est celui qui est capable de raconter sa propre histoire. Il sait d’où il vient (il a une origine, un passé, une mémoire en ordre), il sait où il est (son identité), et il croit savoir où il va (il a des projets, et la mort au bout). Il est donc situé dans le mouvement d’un récit, il est une histoire, et il peut se dire. » Jean-Claude Carrière

ThoreauEnvoyer cette brève

Le passage dans lequel Thoreau parle de son séjour en prison était souvent cité par Gandhi : "Je ne me sentais pas un seul instant emprisonné, et les murs me semblaient être un gaspillage de pierres et de mortier. ... Je constatai que l’État était stupide et craintif... je perdis tout respect pour lui et je le pris en pitié."

Totalitarisme coolEnvoyer cette brève

Autrement dit, dès que tu t’écartes d’un centimètre des pratiques et des croyances majoritaires, peu importe que ta démarche soit sage ou folle, hop, on te colle dans le même fourre-tout, dans la même cour des miracles ! Dans le Nouvelles Clés de l’été 2000, le sociologue Jean Baubérot, du CNRS, disait qu’il y avait aujourd’hui un « totalitarisme cool » qui figeait le débat spirituel, particulièrement en France, où les grands médias et le public baignent dans un même « impensé », un même conformisme bloqué contre toute vraie innovation dans la manière de se situer face à l’essentiel. Patrice van Eersel

Leçon de justiceEnvoyer cette brève

Dans plusieurs sociétés tribales, quand un crime est commis, le chaman réunit toute la tribu pour se poser collectivement la question : « Qu’avons-nous fait pour qu’un tel acte soit perpétré ? ». Le criminel n’est pas, comme chez nous, isolé du reste de la société ; son acte, parallèlement à ce qui le motive à titre personnel (jalousie, haine, cupidité, etc.), est envisagé comme la résultante d’un contexte qui concerne chacun.

Le Scribarium d’Olivier Clerc

Les sociétés qui réussissent...Envoyer cette brève

"L’Histoire nous montre les deux principaux traits qui distinguent les sociétés qui réussissent de celles qui vont droit à l’échec. Une société porte en elle le germe de sa faillite si l’élite n’est pas affectée par les conséquences de ses actes. C’est pour cela que les rois mayas, les vikings du Groenland et les chefs pascuans ont fait des choix qui ont abouti à la destruction de leurs sociétés. Eux-mêmes n’ont commencé à ressentir les privations qu’après avoir irrémédiablement détruit leur environnement… Notre société mondialisée est la première à pouvoir véritablement tirer les leçons des erreurs commises par des civilisations éloignées dans le temps et dans l’espace. Quand les Mayas et les habitants de Mangareva abattaient leurs arbres, ils n’avaient pas d’historiens ni d’archéologues, pas de journaux ni de télévisions pour les mettre en garde contre les conséquences de leurs actes. Nous, en revanche, disposons de la chronique détaillée des succès et des échecs humains. Saurons-nous en faire bon usage ?" par le professeur de géographie et de physiologie américain Jared Diamond (Source Courrier International via Pépites)

MaraboutageEnvoyer cette brève

Le contenu de ce site ne vous satisfait pas, vous voudriez qu’on y parle d’argent, de régime, de procès, de mariage, de travail ?

C’est possible et le résultat est très drôle, il suffit de faire appel à un marabout qui va marbouter le site.

Marabouter Chez Tom

Blonde mais...Envoyer cette brève

 Laurent Baffie : "Enfin, Ophélie, voyez les chiffres. Tout cela n’est pas réaliste !"
 Ophélie Winter : "Sans déconner. Je comprends rien à la politique. Je suis blonde et je m’en fous. Enfin, je m’en fous... ça ne me touche pas. Y a pas de bonheur individuel. On peut pas être heureux tout seul comme un con et laisser des gens crever à côté de soi. Faut qu’on soit heureux ensemble."

Moins d’informationsEnvoyer cette brève

"Je n’aime pas ce monde, décidément je ne l’aime pas. La société dans laquelle je vis me dégoûte, la publicité m’écoeure, l’informatique me fait vomir. Tout mon travail d’informaticien consiste à multiplier les références, les recoupements, les critères de décision rationnelle. Ca n’a aucun sens. Ce monde a besoin de tout, sauf d’informations supplémentaires." (Michel Houellebecq - Extension du domaine de la lutte)

Ce monde n’a besoin de rien, sauf d’un peu plus de conscience...

Le point GodwinEnvoyer cette brève

En 1990, Mike Godwin énonça la règle empirique suivante : « Plus une discussion s’allonge, plus la probabilité d’y trouver une comparaison avec les nazis ou avec Hitler s’approche de un ».

Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s’échauffer et à remplacer les arguments par des insultes. Le nazisme étant souvent considéré comme la pire des idéologies, toute comparaison avec un mouvement de ce genre est considérée comme le signe de l’échec de la discussion, du moins si le sujet de départ était très éloigné. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent, pour repartir sur des bases saines. On dit alors qu’on a atteint le point Godwin de la discussion.

Vive la contestation !Envoyer cette brève

"Plus une culture s’unifie autour d’un mythe ou d’une idéologie non contestable, plus elle devient intolérante à toute autre culture." Eugène Enriquez

Collectif mais pas tropEnvoyer cette brève

"l’acte de formuler et d’assumer une identité collective massive et dominante - et cela quelle que soit cette identité - constitue le premier pas vers une renonciation défensive à l’identité réelle. Si l’on n’est rien qu’un spartiate, un capitaliste, un prolétaire ou un bouddhiste, on est bien près de n’être rien du tout et donc de ne pas être du tout." G. Devereux

Les contes de fées ont la côteEnvoyer cette brève

... les attentats du 11 septembre ont changé la donne. Lorsque les Etats-Unis étaient un territoire réputé invulnérable, sa population se précipitait voir des films-catastrophes dans lesquels des avions étaient détournés et le Pentagone menacé par une organisation terroriste. Mais, après le 11 septembre, ces spectacles sont devenus prohibés parce qu’ils risquaient d’être vus non plus comme des fictions irréalistes, mais comme un reflet de la réalité. En revanche, les spectateurs américains ont plébiscité Amélie Poulain et sa butte Montmartre de nulle part, ainsi que Le Seigneur des anneaux et Harry Potter, qui renouent avec la vieille recette du conte de fées : « Dans un pays très lointain, il y a très longtemps, il était une fois... »
(Serge TISSERON)

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