La vie est un long fleuve tranquille

La vie pourrait se passer de nous mais elle coule en nous

La vie est un long fleuve tranquille

Une des grandes questions de la science est " Pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien ? "

Le rien est l’immobilité absolue, le mot équilibre n’a pas de sens dans ce rien car il suppose que quelque chose s’équilibre avec autre chose. Ce monde du rien est fragile, il suffit de presque rien pour qu’il ne soit plus. A certaines heures, j’imagine volontiers que ce presque rien c’est la vie. Ce n’est pas grand chose mais c’est en même temps extraordinaire.

La chute d’un domino peut faire basculer une construction de millions de dominos, la vie c’est cet élan minuscule, ce léger déséquilibre que doit avoir le premier domino pour permettre au reste de s’accomplir. La vie est élan, déséquilibre, tension. Cette tension est insignifiante mais présente partout.

Et la vie a trouvé sur notre planète qui n’était guère plus qu’un rocher un endroit où s’exprimer. Sous l’impulsion de la vie, les atomes ne pouvaient pas faire autrement que de devenir molécules, ces molécules ne pouvaient pas faire autrement que de devenir cellules... Une molécule ne voulait pas jouer le jeu ? Ce n’est pas grave, la molécule voisine s’en chargerait. Aucune molécule ne voulait jouer le jeu ? Ce n’est pas grave, la vie irait s’exprimer dans un autre lieu. La vie est irrésistible, c’est un petit élan, un petit dynamisme, une légère tension qui se manifeste partout même dans les endroits d’où elle semble absente, à tout hasard, au cas ou des conditions favorables se manifesteraient...

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Ces fleurs qui poussent dans le désert sont un formidable témoignage de vie !

Toute la vie qui nous entoure en est le témoignage, l’homme en est également un témoignage mais celui-ci semble complexe.

Chaque homme est-il porteur de cet élan de vie ou bien est-ce la société des hommes ?

Une personne ayant choisi le détachement, le renoncement, le célibat peut sembler rompre le pacte de vie par son choix de ne pas entretenir cet élan. Mais dans le même temps, cette personne n’est-elle pas stimulante pour la société ?

Je crois qu’une telle personne est stimulante et nécessaire à la société et qu’elle contribue également au dynamisme de la vie.

Ce dynamisme de la vie s’exprime donc dans les sociétés et pas seulement dans l’individu mais aussi à mon sens dans le monde matériel. L’homme est le fruit du dynamisme de la vie et ce dynamisme l’homme l’a transmis à ses prolongements - outils, transports, loisirs...- à un point tel qu’on pourrait presque se demander parfois si le dynamisme de la vie n’a pas quitté l’homme pour ses créations ?

A méditer en commençant par essayer de ressentir cet élan de vie dont nous sommes les dépositaires...

"Il habitait son corps avec une mentalité de locataire..."

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